LE PTZ+ : L’avis des professionnels

Jeudi, 23 septembre, 2010 21:31
Posté dans la catégorie Actualités

Suite à la présentation par Nicolas Sarkozy du nouveau PTZ, le PTZ Plus, les réactions des professionnels de l’immobilier semblent plutôt mitigées.


Coté positif, l’UNIS (Union des Syndicats de l’Immobilier) relève que le PTZ Plus devient accessible à tous dans le neuf comme dans l’ancien. « Il intègre maintenant une référence à la taille de la famille dans la détermination du différé de remboursement. Il ne néglige aucun territoire, permettant aux ménages notamment les plus modestes, d’accéder aussi bien en zone rurale que sur les zones urbaines les plus convoitées »… « Cette réforme va notamment améliorer la solvabilité des emprunteurs, la prise en compte des spécificités démographiques des territoires, et accroître le nombre d’emprunteurs éligibles », souligne François Blancard, Directeur Général du Crédit Foncier.

Mais d’autres critiquent le projet : Par exemple, la FPC (Fédération des Promoteurs Constructeurs) estime que « certes ce nouveau mécanisme, plus puissant, privilégie la construction dans les grandes villes où le déficit d’accession est le plus marqué. Mais pour une meilleure adéquation avec la réalité du marché, ce projet de réforme doit être encore renforcé à destination des familles aux revenus intermédiaires avec enfants, notamment dans les zones tendues. Nous proposons d’élargir le bénéfice du remboursement différé qui est un puissant outil de resolvabilisation des ménages ».

L’UCI-FFB (Union des Constructeurs Immobiliers de la Fédération Française du Bâtiment) pour sa part souhaite alerter le gouvernement sur le fait que la zone C qui représente une part importante de la construction en France, n’a pas les mesures de soutien attendues. « La zone C est le parent pauvre de cette réforme et nous ne pouvons que le regretter, estime Dominique de Sauza, son président ». L’UCI-FFB juge qu’il est important que les collectivités locales rurales ouvrent la construction de maisons individuelles sur des terrains plus petits : « Par exemple, des terrains de 250 m² devraient pouvoir accueillir des maisons de 125 m² habitables. Cela passe par une nécessaire augmentation du COS dans ces zones. La pression du prix du terrain s’en verrait ainsi amoindrie dans le coût total du projet du ménage ».

L’Union des Maisons Françaises (UMF) s’interroge « sur la lecture des barèmes qui favorisent spectaculairement les zones A et B1 au détriment des zones B2 et C, sur l’efficacité du dispositif en zone C notamment, zone qui regroupe les territoires où travaillent et résident 48 % des accédants à la propriété pour la période 1999/2006. Si l’intention d’aider davantage en zone tendue, où l’accession est plus chère, est louable, la traduction sur le marché de ces zones tendues peut s’avérer redoutable au cas où l’offre, tétanisée par une offre foncière insuffisante, ne suivrait pas la demande avec, comme conséquence, une hausse des prix dont seraient victimes les accédants qu’on veut aider ».

A priori les critiques vont toutes dans lemême sens et pose le problème la désaffection dans ce projet de la Zone C et la mauvaise prise en charge des familles aux revenus intermédiaires avec enfants.

Ces critiques vont elles être entendues par le gouvernement ?

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